Synode

Du grec synodos, qui signifie réunion, le terme « synode » désigne les assemblées convoquées périodiquement pour régler les affaires de l’Église et déterminer les formes de son témoignage. Pratiquement toutes les Églises chrétiennes connaissent ce genre d’assemblées. Mais la composition de ces réunions et, surtout, l’autorité qu’on leur accorde diffèrent d’une Église à l’autre. Il y a en effet peu de points communs entre un synode des évêques convoqué par le pape, un synode diocésain réuni par un évêque catholique et un synode national ou régional d’une Église réformée ; alors que le premier ne compte aucun laïc et que le second n’est qu’une instance consultative qui ne lie en rien l’évêque qui la convoque, le synode réformé est composé aussi bien de laïcs que de pasteurs et il a un pouvoir décisionnel pour ce qui concerne le gouvernement de l’Église.

Le système presbytéro-synodal

On parlera de régime presbytéro- synodal : presbytérien parce qu’enraciné dans les Églises locales qui désignent leurs délégués, synodal pour désigner la réalité supra-locale de l’Église et la communion qui lie différentes Églises locales.

Le régime presbytéro-synodal est « un régime dans lequel le gouvernement de l’Église est dévolu à une pyramide d’assemblées délibérantes déléguant leur pouvoir exécutif à des conseils élus par elles-mêmes »

(Roger Mehl).

Ce régime articule une forte participation des laïcs et un statut particulier réservé aux pasteurs qui, le plus souvent, forment entre un tiers et la moitié des membres du synode. Les pasteurs exercent en effet, à partir de leur formation théologique, un certain rôle pour ce qui concerne les questions de doctrine et la fidélité à une certaine tradition ecclésiastique.