Congrégationalisme


Le congrégationalisme affirme que chaque Église (ou « congrégation ») locale est pleinement et totalement Église de Jésus Christ : non pas une partie d’un tout plus vaste, mais une totalité complète en son principe. Au plan ecclésiastique, cette affirmation entraîne l’autonomie de chaque Église locale, mais aussi sa pleine responsabilité spirituelle et matérielle,missionnaire et diaconale. Les tenants de cette perspective se réfèrent volontiers à l’apôtre Paul qui écrivait, par exemple, « à l’Église de Dieu qui est à Corinthe » (1 Co 1,2).

Historiquement, le c. a souvent été associé à la dissidence. Il s’est fortement implanté dans le protestantisme anglo-saxon.
Il correspondait à une forme d’Église qui plaçait l’accent sur l’adhésion volontaire et consciente (la « conversion »), la sainteté et la fraternité, le refus d’allégeance à l’égard de l’état et des Églises officielles, enfin la liberté de culte et de témoignage. De nos jours, cette forme de congrégationalisme « de professants » est la plus répandue dans le  protestantisme fondamentaliste. Mais elle se manifeste également dans le protestantisme officiel par la contestation des appareils centralisateurs et la valorisation de la communauté locale.

Le congrégationalisme ne vise cependant pas l’isolement de chaque communauté. Au contraire, il a souvent encouragé les comportements de solidarité à l’égard des autres Églises et il a mis en place des structures non contraignantes de rapports mutuels.