Confession de foi

Dans le protestantisme, la Confession de foi a trois fonctions.

Une première fonction est liturgique : le Symbole des apôtres, par exemple, est un Credo classique de l’Église ancienne, qui a pour but d’exprimer la foi de l’assemblée en réponse à l’offre de la grâce. C’est l’aspect « doxologique » de la Confession de foi comme louange.

Sa deuxième fonction est d’ordre doctrinal. Ainsi, certains textes sont considérés comme normatifs, non au sens premier du terme, mais au sens second, rapporté aux Écritures saintes. Ces textes de référence, s’adressant surtout aux pasteurs et aux docteurs, ont pour but de maintenir une prédication fidèle de l’Évangile et de distinguer entre ce qui est évangélique et ce qui ne l’est plus. Fondamentalement, il s’agit d’expliquer et de préserver les deux principes centraux de la Réforme : l’autorité des Écritures, d’une part, la justification par la foi seule, de l’autre. Le libéralisme du XIXe siècle contestera vivement l’obligation faite aux pasteurs de signer ces textes ainsi que celle faite aux Églises de s’y conformer.

La troisième fonction de la Confession de foi, enfin, est celle de reformuler, dans un temps et dans des circonstances précises, la foi de toujours : la confession se nomme alors « déclaration de foi ». Telle déviation ou tel événement obligent l’Église à parler : c’est ce que les luthériens appellent le status confessionis.