Calvinisme

La désignation « calvinisme » a revêtu, au cours de l’histoire, plusieurs significations.

Au sens immédiat, elle s’applique à la doctrine professée et exposée par Calvin (1509-1564).
Par extension, elle s’applique à toute doctrine qui se réfère à celle du réformateur et nourrit le dessein de la commenter ou de l’actualiser : il existe une « tradition calviniste » dans la théologie protestante.

Enfin, par une extension plus large encore, on applique souvent le terme « calvinisme » au protestantisme de type « réformé », pour indiquer que ses insistances théologiques majeures et surtout son organisation ecclésiastique se situent dans l’héritage historique de la réforme genevoise.

La théologie calvinienne

Principe 1
La Bible comme fondement. Commentaire et systématisation du message biblique

Le recours à la Bible repose sur cette conviction que celle-ci tient son autorité, non de l’Église, mais du Saint Esprit qui l’a inspirée et qui continue à inspirer les croyants qui la lisent.

Principe 2
Souveraineté absolue de Dieu

dans le monde qu’il a créé, dans l’histoire que conduit sa Providence, dans l’œuvre salutaire du Christ dont il a pris seul l’initiative, et dans l’Église qu’il dirige par ses dons.

Conséquence 1
Importance accordée à l’éthique

En tant qu’expression de la souveraineté divine sur l’action concrète des croyants. Calvin a beaucoup insisté sur l’utilité de la loi morale de l’A.T. pour la conduite de la vie chrétienne. Plus que Luther, il a voulu concilier justification et sanctification. Cette ligne a pu aboutir, dans le calvinisme, à un moralisme rigide et austère.

Conséquence 2
Prédestination

Expression de la souveraineté de Dieu dans l’ordre du salut. Selon Calvin, la prédestination n’est « pas une doctrine, mais une expérience spirituelle ».

Conséquence 3
Écclésiologie

Expression de la souveraineté de Dieu sur son peuple. Calvin accorde toute son attention au corps social et visible. A ses yeux, l’Église est le lieu de la prédication et des sacrements (baptême et cène). Instauration d’une discipline ecclésiastique.