Le Nouvel An : les bonnes résolutions ! La réalité du monde d’aujourd’hui.

Le Nouvel An : les bonnes résolutions ! La réalité du monde d’aujourd’hui.

Le Nouvel An : les bonnes résolutions !

MÉDITATION Josué 24 :15 ; Proverbes 23 :17-18 ; 24 :14 et Jérémie 29 :11.

par Y. Gabel.

La réalité du monde d’aujourd’hui.

Réalité sociale, politique et économique avec la mondialisation à grande vitesse ne laisse pas présager des jours meilleurs pour le monde… La crise bancaire actuelle non plus...

Ces dernières années, la violence et l’injustice se sont accrues dans le monde jusqu’aux portes de l’Europe…  Difficile de croire en un avenir pharamineux dans ces circonstances.

On peut s’interroger sur le bien fondé de la tradition des vœux de Nouvel An.  Comment croire à ceux-ci en église ? Faut-il même participer à tout cela ? Cela dépend de notre manière de comprendre l’Histoire et la place que Dieu y occupe.

Immergeons-nous dans nos racines juives pour mieux cerner comment le Nouvel An pouvait inclure Dieu de manière évidente. 

Le Nouvel An juif.

La fête de Roch Hachana (tête de l’an) tombe les 1 et 2 Tichri. Cette fête revêt plusieurs significations.

Roch Hachana ou nouvel an.

Comme partout ailleurs dans le monde, les gens se souhaitent une bonne et heureuse année.

Le jour du son du chofar.

Le chofar est une corne de bélier dans laquelle on souffle pour obtenir un son strident. Ce son doit remuer jusqu’au plus profond des êtres et stimuler ainsi le retour à Dieu.

Yom hadin ou jour du jugement.

En ce jour, Dieu juge toutes ces créatures. Les hommes et leurs actes sont scrutés par Dieu. Dieu décide qui vivra et qui mourra, qui sera fortuné et qui sera indigent…  Mais le repentir, la prière et l’exercice de la justice (tsedakah) annulent la sanction. 

Yom hazikaron ou jour du souvenir.

En ce jour, chacun est en demeure de se souvenir de ses fautes, de les regretter et de prendre la ferme décision de ne plus les reproduire à l’avenir. 

Les huit jours entre Roch Hachana et Yom Kippour (Jour du pardon, le 10 Tichri) sont appelés jours de repentance. 

Quelque leçons à tirer du Nouvel An juif.

Roch Hachana ou nouvel an.

En effet, pourquoi ne devrions-nous pas célébrer le 1er jour de l’An neuf comme tous les citoyens du monde ?  Rien dans la tradition biblique ne s’y oppose. Nous pourrions même dire que dans la tradition hébraïque, tout est sujet à festivité. Les fêtes sont nombreuses dans la religion de nos pères.  La seule grande différence entre elles et les fêtes modernes c’est que Dieu y a sa place, sa marque, son souvenir. 

Le jour du son du chofar.

Nous n’avons plus le son du chofar pour nous inciter au retour vers Dieu, mais rien ne nous interdit de faire du 1er dimanche de l’année un retour communautaire vers Dieu…  Puissions-nous être stimulés énergiquement à un véritable retour du cœur vers Lui, de telle manière que toute notre nouvelle année soit marquée de Sa Présence réelle dans nos vies individuelles et dans la communauté du Christ que nous représentons. 

Yom hadin ou jour du jugement.

Même sauvés par Grâce, nous commettons encore le péché. Raison de plus pour nous examiner nous-mêmes devant Dieu. Faire le bilan d’une année écoulée, confesser nos fautes, nos erreurs. Demander pardon. Voilà tout un programme pour ces premiers jours de l’année.  Cette notion de jour du jugement devrait nous faire penser que c’est bien Dieu qui est et reste le maître de l’Histoire, de notre histoire quand bien même nous essayons toujours de nous émanciper.  En Christ, le jugement a déjà eu lieu, il n’y a plus de condamnation à craindre. Alors, pourquoi ne pas se repentir de nos égarements avec plus de spontanéité, plus de zèle ?

Remarquez que dans la tradition juive le repentir et la prière sont accompagnés de l’exercice de la justice : être droit, honnête, tourné vers l’autre notre prochain.  Inspirons-nous de ce modèle pour infléchir la sourde violence du monde. 

Yom hazikaron ou jour du souvenir.

C’est donc aussi un jour pour prendre de bonnes résolutions devant Dieu et devant les hommes.  Pour pouvoir le faire il faut nécessairement et préalablement avoir dressé un bilan clair de nos comportements et de nos actions.  Sans quoi, nos résolutions seraient des vœux pieux.  Les juifs pratiquants se souviennent… et regrettent leurs fautes.  Qu’avons-nous à regretter pour 2008 ?  Prenons le temps d’énumérer nos erreurs et de prendre les décisions qui s’imposent (8 jours chez les juifs sont consacrés à cela) pour 2009. 

Remarque : Dieu est bon quand il laisse aux pécheurs du temps (8 jours) pour faire le point.  Cela nous montre une fois de plus combien Dieu est patient et que ce qu’il vise c’est le changement du cœur, le salut du plus grand nombre.

Des résolutions bibliques...

Des résolutions proverbiales.

Proverbes 23 :17-18.  « N’envie pas intérieurement les pécheurs, mais sois constamment soumis au Seigneur.18  Alors tu auras un avenir, ton espérance ne sera pas déçue. »

Ces versets nous inspirent une attitude de non-conformisme au monde : vouloir ce que le monde veut… c’est rater la cible de l’amour entre les hommes.  Envier ceux qui réussissent par la violence et le mensonge c’est prendre le risque d’un non-avenir (guerres, famine, catastrophes écologiques,…) pour toi et les tiens.  C’est aussi rater l’avenir éternel dont nous parle la Bible.  L’antidote est la soumission au Seigneur : vouloir lui obéir, vouloir nous conformer au bien. Suis-je décidé de vivre en conformité à la soumission au Seigneur tout au long de cette année ?

Proverbes 24:14.  « Mais rappelle-toi que la sagesse aussi est bonne pour ta vie. Si tu arrives à la pratiquer, tu auras un avenir, ton espérance ne sera pas déçue. » 

La sagesse… un bien grand mot !  C’est ce qui fait le plus défaut aujourd’hui et parfois même dans l’église du Christ. Nécessité d’une saine intelligence, notamment du sens profond de la vie. Suis-je décidé d’être « sage » en 2009 ? 

Etre conséquent et responsable de son choix.

Josué 24 :15.  « Et si vous ne trouvez pas bon de servir l’Eternel, choisissez aujourd’hui qui vous voulez servir, ou les dieux que servaient vos pères au-delà du fleuve, ou les dieux des Amoréens dans le pays desquels vous habitez. Moi et ma maison, nous servirons l‘Eternel. » 

On a toujours le choix !  On choisit parfois de ne pas choisir et on en est malheureux pour longtemps.  Toute la Bible invite au choix conscient de vivre pleinement ce que l’on croit.  Voyez-vous, je pense que beaucoup de ceux qui affichent l’étiquette « chrétien » ne sont pas conséquent avec ce choix qu’ils affirment.  Car choisir Dieu, choisir le Christ c’est nécessairement servir.

Dans ce texte, Josué dit « soyez conséquent » à ceux qui refusent de servir l’Eternel. Si ce n’est l’Eternel, alors tu dois encore choisir entre les dieux de tes pères et ceux des Amoréens.  Permettez-moi ici une image : nous avons tous à choisir entre les dieux de la société passée, celle de l’après 2ème guerre mondiale (philosophie, gloire, richesse, croissance exponentielle) et ceux d’aujourd’hui (modernisme, mondialisation, violence, mensonge, exploitation).

A choisir entre ces deux visions du monde, je préfère choisir Dieu et le servir et rendre ainsi aux hommes mes frères un sens à la vie, à leurs vies. 

2009 : Des projets de bonheur !

Jérémie 29 :11.  « Car moi, le Seigneur, je sais bien quels projets je forme pour vous; et je vous l’affirme: ce ne sont pas des projets de malheur mais des projets de bonheur. Je veux vous donner un avenir à espérer. » 

Un avenir à espérer !  Quoiqu’il arrive en 2009 à chacun d’entre nous, il y a et il demeure un avenir à espérer qu’on ne peut nous ôter : celui de la vie éternelle.  Vivre avec cette conviction, c’est être armé pour subir et traverser toutes les épreuves de la vie. 

Ensuite, si Dieu se révèle être le maître de l’Histoire, si Dieu a des projets de bonheur pour nous, il vaut la peine de les vivre pleinement dès aujourd’hui.  Cela nous ramène à la reconnaissance de nos fautes, de notre état « pécheur », sans quoi les promesses de Dieu sont inapplicables puisque nous les rejetons par nos comportements déviants. 

Il reste donc bien à vivre une démarche de prise de conscience de notre état réel, puis d’une reconnaissance libératrice de nos manquements à la Loi d’amour qui passe par la repentance (le ½ tour RADICAL vers Dieu), et enfin le regret de ceux-ci qui nous conduit immanquablement au refus de reproduire les mêmes erreurs pour l’avenir. 

On discerne bien dans cette optique une bonification progressive (lente peut-être) de notre personnalité et de notre humanité. Les orthodoxes, eux, diraient : une divinisation de l’Homme.

 

Que Dieu vous conduise tout au long de cette nouvelle année vers la divinisation de votre être tout entier.  Amen.

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